Chronique de Konbini.com

En 2016, Mac Miller sortait The Divine Feminine, un album chargé en ondes positives dans lequel il décrivait avec passion sa relation avec les femmes. Si ce quatrième projet studio était porté par le couple qu'il formait avec sa muse Ariana Grande, c'est loin d'être le cas de Swimming

Et s'il peine à se débarrasser de sa part d'ombre, Mac Miller ne recule pas devant l'idée d'explorer ses propres pensées. Très bousculé par sa récente rupture avec Ariana Grande, il fait de cet événement le point d'ancrage de ce nouvel album. 

Dans Swimming, Mac Miller évoque, à travers les 13 morceaux, les différentes souffrances mentales qu'il a connues au fil du temps. Rapidement devenu accro à la lean après la sortie son premier album (Blue Slide Park, en 2011), le MC de Pittsburgh est tombé dans un véritable cercle vicieux. Un engrenage provoqué par la célébrité et un afflux d'argent soudain, duquel il ne s'est jamais vraiment dépêtré. 

Les marques laissées par sa rupture avec Ariana Grande sont également bien visibles. Celle qui décrivait leur relation comme "toxique" hante encore les pensées du rappeur. Des pensées qu'il exprime dans un flow ralenti et assagi. Bien qu'il soit encore en pleine reconstruction, Mac Miller réussit à prendre du recul sur son mode de vie et décrit crûment ce qu'il ressent en ce moment même. 

Même s'il semble être prisonnier de ses propres pièges, il réussit à sortir un album homogène, plutôt réussi. Et comme il le dit dans le morceau "Ladders" : "Peut-être qu'on est dans un labyrinthe, on trouvera le chemin d'une manière ou d'une autre."

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